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Égalité en Suisse: Mesdames Trachsel et Durrer doivent démissionner

Le piège mis en place contre Markus Theunert, le Monsieur Égalité du canton de Zürich dont on a appris la démission, ne doit pas rester sans suite. Il s’est joué là une partie malsaine pour la démocratie et l’égalité. Je demande donc au Département Cantonal de la Justice du canton de Zürich, dont le Bureau Cantonal de l’Égalité dépend, de prendre les mesures nécessaires pour assainir la situation et demander la démission de la directrice du bureau, Madame Helena Trachsel.

Monsieur Christian Zünd, secrétaire général du Département Cantonal de la Justice, ZU,
Madame Helena Trachsel, directrice du Bureau Cantonal de l’Égalité, ZU,
Madame Sylvie Durer, directrice du Bureau Fédéral de l’Égalité, BE


Monsieur, Mesdames,

J’ai appris la démission sous la contrainte et le chantage de Monsieur Markus Theunert, délégué aux questions masculines. Je suis très surpris de ce qui s’est passé et il semble bien qu’une cabale ait été montée contre M. Theunert, avec des complicités possibles au sein du Bureau de l’Égalité.

Je retiens ceci des déclarations de Madame Traschel à la presse et mentionnés dans le quotidien Le Temps, ainsi que d’autres informations récentes:

1. L’engagement de Monsieur Theunert n’était pas incompatible juridiquement avec son rôle dans l’association maenner.ch, puisque Madame Traschel le savait et ne l’a pas empêché.

2. On sait que l’engagement de Monsieur Theunert a été tourné en ridicule par la directrice du Bureau Fédéral de l’Égalité, Madame Sylvie Durrer. Elle n’hésitait pas récemment à parler de la prise de fonction du Délégué aux questions masculine comme d’un «effet Zorro». Ces propos parfaitement déplacés et sexistes montrent clairement l’état d’esprit déplorable, clanique et anti-homme qui règne dans ces officines où une certaine idéologie a pris le pas sur la démocratie. Le concept d’égalité n’est pourtant pas, à ma connaissance, une chasse gardée féministe.

3. Une campagne possiblement diffamatoire a été engagée contre maenner.ch et son président Markus Theunert quelques jours après sa prise de fonction. Or la position de maenner.ch sur la question qui a fait polémique, et qui a été délibérément déformée par la presse, est connue de longue date. Elle aurait pu être soulevée avant son engagement, ou même après celui-ci et avant sa prise de fonction. La mise en pâture publique de Monsieur Theunert juste après sa prise de fonction n’est pas anodine. Elle ne peut être que le fruit d’un plan délibéré. Quand on sait comment sa nomination a été fraîchement accueillie comme je le précise au point 2, on peut se demander légitimement qui est derrière ce plan et qui a contribué à répandre de telles informations. Je demande donc qu’une enquête soit ouverte afin de déterminer les responsabilités de ce qui apparaît comme un lynchage organisé.

4. Monsieur Theunert affirme dans Le Temps: «J’ai été placé devant un ultimatum par le Bureau de l’égalité entre femmes et hommes, qui m’a demandé de choisir entre la présidence de l’organisation Männer.ch et mon emploi.» Il a donc subi des contraintes professionnelles et une forme de harcèlement. La directrice du Bureau Cantonal de l’Égalité, Madame Trachsel, en est responsable soit directement soit par sa fonction de directrice si une autre personne qu’elle aurait commis ces contraintes. Le droit du travail a-t-il été respecté dans ce cas?

5. Madame Trachsel précise: «Mes craintes ont toutefois été vite confirmées. Les comptes rendus récents dans les médias ont conduit à des irritations auprès des organisations partenaires.» La direction d’une institution comme d’une entreprise doit être, entre autres, de soutenir ses collaborateurs, surtout quand aucun fait répréhensible ne peut leur être imputé. Madame Trachsel a visiblement failli à cette mission et a cédé à des pressions extérieures. Or l’égalité, notion sur laquelle la démocratie se base, ne saurait être soumise à des pressions. Madame Trachsel n’a pas su préserver son indépendance ni celle de sont service. Elle discrédite ainsi le bureau qu’elle dirige. Elle n’y a plus sa place, et d’autant moins qu’à travers elle et les méthodes employées ce sont tous les bureaux de l’égalité qui sont sur la sellette.

6. Suite à cela je demande que Madame Trachsel démissionne de son poste, ainsi que Madame Durrer pour les propos qu’elle a tenu et qui vont totalement à l’encontre des services dont elles ont la responsabilité. Leur démission rendrait un peu de crédit à ces institutions dont la partialité, le dénigrement du masculin, la diffusion d’informations inexactes, montrent le mépris de l’égalité réelle et l’esprit clanique.


On peut se demander ce qui se serait passé si une femme avait subi ce que Monsieur Theunert a subi: lynchage public, pressions, contrainte, absence de soutien de sa direction. Il est clair qu’il y a deux poids deux mesure et que la démocratie n’y trouve plus son compte.

Je vous remercie de votre attention et vous prie d’agréer mes salutations distinguées.

John Goetelen, Genève


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